Ainsi, dans le courrier que nous avons adressé, nous constatons avec le plus grand scepticisme que chaque conseil municipal est presque une occasion répétée de lier notre ville à de nouvelles structures dont la pertinence ne laisse pas, pour certaines, de nous interroger.

Par ailleurs, l'adhésion s'accompagne d'un coût non négligeable, et qui doit s'appréhender de manière agrégée, pour les finances communales.

La mise à disposition de ces documents nous conduira à apprécier à la suite de manière effective et réelle l'activité desdits organismes et associations et nous assurer d'un juste emploi des deniers publics.

Jamais nous ne contesterons la nécessité de promouvoir un monde de paix et de solidarité.

Jamais nous ne contesterons la nécessité de travailler en mutualisant ses propres moyens avec ceux d'autres collectivités.

Ce n'est d'ailleurs pas de cela qu'il s'agit, et si l'on a que cela à nous rétorquer, c'est que l'on a rien à nous opposer.

Le sens de l'Histoire est heureusement vers le regroupement, vers la synergie, et cela doit mettre un terme définitif à ses doublons, ses chevauchements de compétences qui coûtent toujours plus d'argent aux contribuables.

Cependant, en réponse à Michel DELMAS, c'est bien parce que l'ensemble des composantes de l'opposition est responsable et vigilante que des adhésions, telles celle au Forum français de la sécurité urbaine, n'ont pas été reconduites.

Nous avions à l'époque unanimement alerté sur le caractère inconnu et superficiel de ce prétendu Forum sans être entendu.

Notre ville connaît depuis deux ans maintenant une crise budgétaire comme elle n'a jamais connue dont un chiffre à lui seul permet de rendre compte : 27 % d'augmentation d'impôts depuis mars 2008.

Par ailleurs, c'est la deuxième année consécutive que le préfet de l'Oise "règle d'office le budget de notre commune", et cette fois-ci, il faut reconnaître que le prédécesseur de Michel DELMAS n'y est pour rien.

L'opposition est certes jeune dans son expérience, mais presque 20 années passées dans la majorité et dans l'opposition n'ont pas empêché l'équipe majoritaire actuelle de se faire rappeler sèchement à l'ordre par le préfet et la chambre régionale des comptes pour lesquels "les conditions de l'équilibre réel du budget n'étaient pas remplies".

L'opposition est certes jeune dans son expérience mais elle travaille, et elle souhaite avant tout à la mairie éviter de nouveau une pareille leçon.

Dans une période où nos finances municipales semblent exsangues, il nous apparait impératif qu'un seul euro dépensé soit absolument justifié.

La question fondamentale est celle de la pertinence et de l'efficacité de notre dépense, et je ne comprends pas qu'on puisse se refuser à traquer la dépense inutile ou à financer la dépense utile.

Certaines de ces associations "extérieures" en font bel et bien partie, ce que le général DE GAULLE appelait des "comités Théodule".

Malheureusement, ces "largesses" se font aux dépens de la vie de nos concitoyens.

Ainsi, mon attention a été appelée par des représentants de parents de l’école Jules Ferry.

Ceux-ci m’ont fait part de la diminution dramatique des crédits jusqu’alors alloués à la classe d’intégration scolaire (CLIS).

La somme est passée de 1 032 euros en 2008 à 320 euros en 2009.

Cette décision semble avoir été prise sans concertation en amont et sans réelle motivation alors même que la CLIS concerne des enfants parmi les plus fragiles scolairement, ceux pour lesquels les moyens doivent être renforcés à peine d’aggraver leurs difficultés.

Aucune raison ne justifie que l’on renonce à davantage de moyens lorsqu’il s’agit de nos enfants, et je m’associe pleinement à l’indignation qu’éprouvent les parents.

Si la situation très dégradée des finances de la commune de Pont-Sainte-Maxence nécessite des efforts soutenus partagés, il ne saurait être question d’affecter ceux qui comptent parmi les plus fragiles, et il m’apparait plus opportun de renoncer à l’adhésion de certaines associations ou institutions extérieures dont la pertinence et l’effectivité ne me semblent pas avérées.

C'est là tout le sens de notre lettre !

Cela doit aussi nous conduire à revoir l’allocation de nos moyens financiers telle la réalisation d’un terrain de football synthétique qui ne compte pas au nombre des priorités de notre commune.

Si elles ne vous apparaissent pas suffisantes et si vous n’étiez pas en mesure de les dégager vous-même, Marie-Christine MAGNIER, Eddy SCHWARZ et moi-même vous proposons d’étudier la faisabilité, dans le cadre d’une prochaine délibération, de reverser nos indemnités d’élus aux bénéfices de la CLIS.

Il en va de notre responsabilité d’élus, et de notre éthique de la solidarité.

La mairie de Pont-Sainte-Maxence est sise place Pierre Mendès-France dont l'un des mots fameux passés à la postérité (Discours à l’Assemblée nationale, le 3 juin 1953 ) est :" Gouverner, c'est choisir !"...

Encore faut-il être capable de faire le bon choix.