De nouveau, une de nos entreprises locales voit son horizon s'assombrir après la fermeture de la Papeterie fin 2008 et ses 225 salariés.

Depuis que je m'intéresse à la vie de Pont-Sainte-Maxence, au-delà même de mon engagement politique, j'entends les uns et les autres, parfois les mêmes, répéter à l'envi que cette ville se meurt alors qu'elle dispose de potentiel.

C'est une litanie insoutenable qui rassure ceux qui se complaisent dans l'aquoibonisme comme s'il suffisait d'attendre une intervention divine.

Cette ville semble à tel point abimée par l'impuissance, l'absence de perspective ou l'incurie que l'on en est encore à faire référence aux temps de Georges DECROZE qui fut maire de 1912 à 1939 !

A Pont-Sainte-Maxence, il y a une culture ouvrière qui se traduit par l'organisation de certains quartiers et je ne veux pas que cette culture ouvrière se perde.

Si les usines partaient, c'est une part importante, presque un marqueur génétique de notre ville qui partirait.

Aujourd'hui, je ne vois pas de volonté de la part des pouvoirs publics locaux de redonner un souffle à l'entreprise et à l'industrie à Pont-Sainte-Maxence.

Aux conseils municipaux, lorsque la question vient à être posée, la majorité nous explique qu'elle travaille.

Je ne ferai pas de procès d'intention, mais qu'en est-il réellement ? Quels sont les contacts pris ? Quels sont les projets initiés ?

Dans le cadre de ma campagne électorale, j'avais fait de la redynamisation économique un des axes majeurs de mon programme.

Je proposais alors de créer une "agence de développement économique" réunissant des représentants des chambres consulaires, de l'ANPE, de la Direction Départementale du Travail, de l'Emploi et de la Formation Professionnelle et placée sous la responsabilité du maire et capable de faire venir des entreprises.

Aux ouvriers qui ont tant de savoir-faire et qui subissent eux aussi la concurrence de salariés dix fois moins payés, je me refuse à dire que tout est fini, qu’il n’y a plus de place pour eux, qu’ils doivent disparaître, qu’ils ne servent plus à rien.

Je veux leur dire que rien n’est perdu.

Un métier qui disparaît, une ville qui se vide, un bassin industriel qui s’effondre, c’est un drame. Aucune nécessité économique ne justifie que la politique soit indifférente à ce drame et à la souffrance qu’il cause.

Nulle impuissance publique n’oblige à accepter sans rien faire ce gâchis humain qu’un petit effort d’imagination, de volonté et de morale suffirait à éviter.

A quoi sert la politique si on ne peut rien faire sur rien ?

C'est la raison pour laquelle j'ai saisi messieurs Eric WOERTH, ministre du budget, des comptes publics, de la fonction publique et de la réforme de l'Etat et Christian ESTROSI, ministre chargé de l'industrie du devenir de ces 49 salariés pour les accompagner au mieux sur le chemin de la reconversion.

C'est la raison aussi pour laquelle j'ai demandé à rencontrer les syndicats, s'ils l'acceptent, pour leur faire part de mon soutien, et dire que je suis prêt, avec d'autres s'ils le souhaitent, à me battre avec eux et pour eux.

C'est le mouvement et l'ambition qui sauveront Pont-Sainte-Maxence, et c'est tous ensemble que je vous propose d'incarner l'avenir de notre ville.