Vendredi soir nous nous sommes rendus à l'école Jules Ferry pour une visite de l'établissement et pour assister au conseil de l'école, instance qui réunit le corps enseignant, les représentants des parents d'élèves et les élus de la majorité en charge des affaires scolaires.

Cela fait suite non seulement à notre intervention en faveur de la classe d'intégration scolaire mais aussi à notre demande de visiter chacune des écoles primaires de la commune.

En tant qu'élus, il nous semble essentiel d'être en relations directes avec nos concitoyens et de mesurer de manière concrète les implications des mesures que nous votons et des efforts à réaliser.

Le conseil de l'école s'est déroulé dans une ambiance parfois animée où les demandes des parents d'élèves et des enseignants que nous trouvions légitimes semblaient se heurter à une absence de réponse ou à un trop long délai de réponse et d'action de la part de la mairie et j'en ai tiré personnellement un grand nombre d'enseignements si nous devions remporter les prochaines élections municipales de 2014.

L'exercice de telles fonctions dont je ne minore ni l'ampleur ni la difficulté nous oblige davantage en termes de travail, d'anticipation, de suivi, de réponses à apporter (dussent-elles ne pas satisfaire chacun !) et n'autorise ni approximation, ni atermoiement.

C'est toute la difficulté de constituer une équipe qui mesure pleinement (et j'aimerais ajouter "même au-delà") le poids et la gravité de ces responsabilités d'élus et qui, confrontée à la réalité, sache mettre en œuvre tous les moyens pour réaliser son programme, pour se renouveler dans son rythme d'actions et trouver de manière inlassable toutes les solutions.

Je me suis ensuite rendu au cinéma Le Palace pour lequel mon intervention avait été souhaitée afin de réaliser des travaux rendus nécessaires par une fuite d'eau signalée depuis plus d'un mois.

Je me félicite que notre saisine du maire ait conduit celui-ci à diligenter de manière immédiate ses services afin de mettre un terme à cet écoulement qui a abimé près de la moitié du plafonnier.

Je ne peux toutefois pas m'empêcher de penser que depuis que cette fuite avait été signalée, il aurait été possible d'agir de manière plus rapide et plus efficace, et je dois avouer le sentiment que nous avons que l'épouvantail que nous pouvons être, en tant qu'opposition, se trouve être l'élément déclencheur de l'action de la majorité.

Je me suis enfin rendu à l'assemblée générale du judo club de Pont-Sainte-Maxence à l'invitation de son président, monsieur Jean-Pierre REVIERE, qui nous a rendu compte des excellents résultats de son association puisqu'elle compte au 171ème rang des clubs de judo en France ! Chapeau !

Le samedi matin, dès 9 heures, nous sommes allés visiter le Samu social qui vient au secours des plus défavorisés.

Près de 30 familles bénéficient de son aide, un chiffre, selon son trésorier, monsieur Steven DUVAL, qui n'augmente pas sans que cela ne nous rassure.

Cela nous conforte dans notre volonté, au sein de notre association "Au cœur de notre ville" de reconduire nos initiatives en ce qui concerne les livres, les vêtements ou encore le soutien scolaire.

Nous n'avons pas la prétention de faire mieux que toutes les autres associations sociales, nous ne sommes pas dans une logique de concurrence avec elles mais simplement d'apporter notre contribution, à leurs côtés, à cette lutte contre la pauvreté.

Face à cela, nous ne voulons tout simplement pas céder à la démission, à l'acceptation de la fatalité.

Les témoignages, au travers des journaux, dans notre entourage, sont nombreux de familles qui disposent de 5 euros par jour pour vivre, nous croyons ainsi qu'il est aussi de notre responsabilité d'élus, de citoyens, de tout faire pour que la précarité recule, et c'est par la mobilisation de toutes les volontés que nous y parviendrons.

Nous nous sommes ensuite rendus à ce qui est devenu au fil des années un rendez-vous automnal incontournable "les flâneries d'automne" organisées par l'association Opale, et nous constatons avec la plus grande satisfaction combien notre ville est riche de ces associations et combien elle respire grâce à elles.

Chacune et chacun, en se promenant au travers des stands, sur des airs asiatiques, pouvait succomber aux plaisirs des yeux et de la bouche !

Le dimanche, enfin, nous avons assisté à la messe du souvenir, à la mémoire des militaires français morts au combat ou engagés sur des théâtres d'opérations extérieurs (Opex).

Cette cérémonie fait écho au débat actuel sur l'identité nationale, initié par monsieur Eric BESSON, ministre de l’immigration, de l’intégration, de l’identité nationale et du développement solidaire.

Il est en effet important que les manifestations du souvenir auxquelles nous avons participé et auxquelles nous participerons ce mercredi 11 novembre soient vécues par nos compatriotes comme de grands rendez-vous de mémoire, de recueillement mais aussi de vigilance.

Il est également essentiel que les nombreuses cérémonies organisées en France constituent une occasion privilégiée de transmettre un fragment précieux de notre mémoire collective aux générations les plus jeunes parce que, de manière tragique, elles tissent un lien indéfectible entre nous, et que c'est aussi sur le sang de nos glorieux aînés, de nos parents et amis engagés, que notre pays a forgé son histoire.

Mais c'est aussi au nom de leurs décombres, de leur engagement ultime que nous devons veiller à ce que l'homme ne donne plus de leçons au diable pour reprendre la très belle expression d'Albert CAMUS.

Ce fut donc un week-end haletant au plus près de nos concitoyens, en prenant leçons pour l'avenir, que nous avons vécu et c'est aussi un hommage à celles et ceux qui font vivre notre ville que nous adressons.