De manière régulière, Pont-Sainte-Maxence réapparait à la "Une" des journaux à cause de sa forte actualité délictuelle ou criminelle en raison de voitures dégradées ou brulées, de trafics de drogue démantelés ou encore de braquages.

Il n'y a plus de semaines pour ma part où nos concitoyen(ne)s ne me saisissent de leurs peurs, de leur colère, de leur incompréhension.

C'est une situation qui traverse, il faut avoir l'honnêteté de le reconnaître, les majorités successives et qui fait écho au mouvement que l'on connaît au niveau national, le Président de la République ayant dernièrement appelé à une mobilisation renforcée de l'ensemble de nos forces de sécurité.

C'est une question qui me tient particulièrement à cœur en tant que citoyen, qu'élu et que fonctionnaire du ministère de l'intérieur.

La sécurité est la première des libertés publiques, celle qui détermine la qualité de vie dans une rue, un quartier et une ville.

Face à la très brutale et inquiétante dynamique de la délinquance à Pont-Sainte-Maxence, il faut une réponse forte, immédiate et flexible, une réponse qui soit le fruit du travail coordonnée de la gendarmerie nationale et de la police municipale afin qu'elles mènent ensemble une grande politique de prévention et de lutte contre la délinquance.

J'ai chaque jour, en tant que conseiller municipal et collaborateur du directeur général de la gendarmerie nationale l'occasion d'apprécier leur remarquable travail, leur difficile mission qui, quotidiennement, les conduit à faire face à la violence, à la misère humaine et à la détresse des victimes.

Je tiens à leur témoigner de ma profonde reconnaissance et de celle de mes collègues, Marie-Christine MAGNIER et Eddy SCHWARZ, pour leur professionnalisme, leur volonté de ne jamais céder au découragement qui pourrait parfois les saisir.

Je ne reviendrai pas sur les propos accablants que j'ai entendus hier, en conseil municipal, et qui ne laissent transparaître rien d'autre que de l'impuissance face au problème ou de la méconnaissance totale du sujet.

Aujourd'hui, les Maxipontains n'attendent qu'une seule chose : que la délinquance baisse et que l'insécurité recule.

Seul un combat permanent nous permettra d'atteindre cet objectif

Aussi, je pense qu'il est temps à Pont-Sainte-Maxence de mettre en place un véritable plan Marshall de la sécurité qui passe nécessairement par un renforcement en moyens matériels et humains.

Par moyens matériels, j'entends notamment la mise en place de la vidéoprotection qui est devenue une véritable priorité pour le Gouvernement à travers du fonds interministériel de la prévention de la délinquance qui peut financer jusqu'à 50 % du dossier déposé par la commune.

Il s'agira d'un parfait maillage de notre territoire aux entrées et sorties de ville, sur tous les point plus particulièrement criminogènes comme les lieux dits de prédation (les entrées et sorties de ville, les lieux de passage, les lieux de rassemblement) conformément à la loi d'orientation et de programmation pour la sécurité du 21 janvier 1995.

Pourquoi n'applique-t-on pas à notre ville, les méthodes qui fonctionnent ailleurs ? et j'invite Michel DELMAS à prendre attache auprès de son collègue UMP, Frans DESMEDT, maire de Saint-Just en Chaussée.

Je ne vous cacherai pas que cette question, en termes d'investissement, me semble largement prioritaire, plus qu'un terrain de football synthétique.

Par moyens humains, je pense qu'il faut davantage d'effectifs sur le terrain.

Je crois ainsi que pour la police municipale, pour permettre cette présence accrue, les heures supplémentaires ne soient plus récupérées mais payées car des heures compensées continuent de restreindre la présence de nos agents dans les rues et quartiers, y compris en adaptant la présence dissuasive sur le terrain en fonction de la réalité et de la temporalité de la délinquance.

Il faut enfin que les personnels soient nécessairement remplacés lors des mutations ou d'éventuels départs à la retraite si possible par anticipation afin que tout nouveau personnel ne s'accompagne pas d'une perte d'efficacité - même temporaire - pour le service.

Il n'y a pas lieu de transiger quand il s'agit de la vie, de la tranquilité de nos concitoyens, et seule cette stratégie de reconquête permettra de ramener la sérénité dans notre ville.