Ce "grand oral" obligé permet de dresser un bilan des actions menées et d'annoncer celles à venir.

Michel DELMAS s'y est adonné avec application.

Nous accueillons ainsi de manière positive l'hypothèse (bien avancée selon Michel DELMAS) d'un éventuel repreneur du site de la papeterie dont la fermeture, au second semestre 2008, constitue encore une déchirure pour la population maxipontaine bien qu'il reste des incertitudes et des hésitations.

Les conditions de fermeture de cette usine emblématique de Pont-Sainte-Maxence, abandonnant 225 salariés au triste sort du chômage, ont de surcroit conduit la justice à se saisir de ce dossier.

Nous accueillons de la même manière l'annonce faite d'une augmentation de la fiscalité locale limitée à l'inflation après deux années de véritable matraquage fiscal.

Nous serons très vigilants au respect des engagements.

Cependant, certaines questions, volontairement ou non, ont été laissées de côté alors que nous les croyons essentielles pour le développement de notre ville.

Rien n’a en effet été dit concernant le futur aménagement de l'aire d'accueil des gens du voyages sise sur la champ Lahyre alors que la question du stationnement des gens du voyage à Pont-Sainte-Maxence est une question qui connaît de manière régulière des pics d'acuité.

Or, aucun élément ne permet de déceler les véritables intentions de l’actuelle majorité sur ce sujet dont le traitement est devenu urgent aux regards des inquiétudes qu’il suscite chez les riverains et aux regards du développement commercial imminent de cette zone alors que le projet en l’état comprend 30 places quand on dénombre près d’une centaine de caravanes.

J'appelle à l'ouverture immédiate d'un débat nécessaire afin d'éviter la "mise devant le fait accompli" du conseil municipal et de la population.

La réflexion doit être la plus transparente et la plus large possible à peine de constituer une véritable ligne de fracture entre les uns et les autres.

Rien n’a été dit non plus sur la sécurité alors que notre ville est chaque semaine, depuis trop longtemps maintenant, le théâtre d’interventions récurrentes des forces de gendarmerie, et la scène d’actes délictueux aggravés.

Nous redemandons un engagement sans faille, trop longtemps reporté, de l’actuelle majorité qui semble aujourd’hui déconnecté de ce qui constitue une des priorités absolues de nos concitoyens.

Il faut sanctuariser Pont-Sainte-Maxence au travers :

  • D’une meilleure coordination des acteurs locaux de la sécurité en renforçant notamment la présence et les moyens de la police municipale sur le terrain ;
  • De l’installation d’un schéma ambitieux de vidéo-protection pour laquelle le montant consacré par l’Etat sera porté à 20 millions d'euros en 2010 contre 10 à 12 millions d'euros les années précédentes avec une prise en charge de 50 % du montant total investi.

Cette question n'est pas du ressort unilatéral de l'Etat ou des collectivités territoriales.

C'est renoncer à ses propres responsabilités et à ses propres prérogatives que de penser cela.

Il faut au contraire aller vers davantage de synergie, et si je sais pouvoir compter sur la mobilisation sans faille de la gendarmerie nationale, je sais d'expérience quotidienne, qu'il est impératif qu'elle trouve auprès des municipalités un interlocuteur qui ne regarde ni aux moyens, ni ne transige sur cette question.

Je m'interroge enfin sur la duplicité du discours de Michel DELMAS.

En effet, dans l’article en date du 13 décembre dernier dans le journal Oise Hebdo, Michel DELMAS affirme que tous les maires membres de la communauté des communes du pays d’Oise et d’Halatte doivent contribuer à l’effort des logements sociaux.

Je partage pleinement ce constat.

Or, celui-ci a déclaré dans son discours que l’étude du quai de la Pécherie a été justement confiée à Oise habitat, le 2ème bailleur social de l'Oise.

Il y a lieu ici de s’interroger sur la signification de ce discours puisque cela conduira immanquablement à renforcer le pourcentage de logements sociaux qui atteint déjà le taux de 48 % (l'article 55 de la loi dite SRU (solidarité et renouvellements urbains), entrée en vigueur en 2000, impose aux communes de disposer au moins de 20 % de logements sociaux).

J'en conclus qu'il y a incompatibilité et opposition entre le discours et les actes.

A titre personnel, la mixité sociale ayant été atteinte dans notre ville parce qu'elle a rempli ses engagements, et c'est tout à son honneur, il désormais convient de réorienter la politique de logement en l'ouvrant à l'accession à la propriété.

Par ailleurs, je condamne et regrette enfin le fait que le PS s’embourbe dans la désinformation concernant la réforme des collectivités territoriales et la suppression de la taxe professionnelle en agitant le spectre mensonger de la suppression du département et des subventions aux associations.

C’est faire preuve de conservatisme et d’anti-sarkozysme primaire sans que cela ne constitue une politique tournée vers l’avenir.

Que reproche-t-on à Christian PATRIA que l'on autorise à Jean-Paul DOUET, le premier s'étant d'ailleurs limité à répondre aux critiques du second.

Il y a lieu ici de qualifier de tartuferie les attaques qui visent Christian PATRIA aujourd'hui, plus encore si l'on se rappelle que Michel DELMAS, trouvant l'idée de cette réunion publique d'information si intéressante, qu'il a proposé de lui-même de mettre à la disposition du député UMP, la plus grande salle de Pont-Sainte-Maxence.

Je suis très étonné, agacé et inquiet de ces postures idéologiques qui visent à condamner et empêcher la liberté d'expression d'un élu de la Nation.

Cela n'est pas digne de ces auteurs et cela constitue une menace directe pour la démocratie dans notre ville.

Mais cela dévoile aussi leur vrai visage, et c'est pour cela, qu'en 2014, il est capital que nos concitoyens ne soient pas de nouveau victimes de cette illusion sectaire.