Elle compte maintenant très probablement, après 11 jours de recherche, au nombre des 120 000 victimes du séïsme.

Depuis de nombreuses années, elle avait fait le choix en tant que missionnaire de s'installer sur cette ile où elle était institutrice.

A la voix douce, à l'esprit enjoué et à la foi affermie, elle avait, au travers de l'amour sans cesse renouvelé qu'elle portait à Dieu, consacré une grande partie de son existence à assister et instruire son prochain.

Elle apprenait à l'autre autant qu'elle apprenait de lui.

Côtoyant la misère sans jamais renoncer, faisant chaque jour le don de soi, elle est morte sur cette terre qui était aussi devenue la sienne et parmi ce peuple haïtien qui l'avait adoptée.

Chacun de nous porte aujourd'hui son deuil, et préservera demain sa mémoire.