Je ne m'exprimerai pas sur le fond du dossier car il mérite d'être appréhendé dans toute sa complétude et complexité et je ne dispose pas, pour l'heure, de tous les éléments.

N'en déplaise à beaucoup autour de la table du conseil, il ne suffit pas de lire les journaux pour maîtriser un tel sujet que je qualifierais de "total" en raison des conséquences, positives ou négatives, qu'il emporte en termes sanitaire, environnemental, social, économique.

Chacun défend sa position à ce sujet, les pro et anti-centrale, certainement convaincus par ses propres bonnes raisons.

Le débat est le sel de la démocratie.

Cependant, la méthode retenue par Michel DELMAS, me laisse doublement perplexe et inquiet.

Tout d'abord, bien que cantonnée à demeurer incantatoire, rien ne motive cette motion, et ce n'est pas parce qu'elle ne fait pas grief qu'elle doit être escamotée à peine de la vider de sa substance.

Un long texte lu que ne vient abonder nul document -juridique et scientifique- de manière concrète et objective et dont la seule force de conviction de l'auteur ne suffit pas à en rendre crédible le contenu.

La qualité de l'auteur, en l'occurrence celle de maire, ne fait pas une vérité !

Le contraire aurait tout autant pu être dit à ce propos que je n'y aurais d'ailleurs pas adhéré davantage.

Imagine-t-on un procès lors duquel aucune preuve n'est fournie, lors duquel aucun élément n'est avancé, lors duquel la parole est réservée exclusivement à la partie accusatrice ?

Cependant il aurait mérité grandement que l'on s'y attarde avec plus de sérieux tant les enjeux sont importants et s'inscrivent dans le long terme.

Il est de notre responsabilité d'apprécier une question dans sa plénitude, non de s'adonner à une présentation partielle parce que c'est la condamner à être nécessairement erronée.

A cette occasion, j'ai souligné tout le scepticisme qui m'animait devant la contestation voire la condamnation par Michel DELMAS d'une décision prise par une autre municipalité.

Celle-ci s'est prononcée par la voix de son conseil municipal légitimement élu, représentant sa population.

Le conseil municipal de Verberie est pleinement souverain, et je ne trouve nul motif valable pour que nous nous comportions face à lui comme l'instituteur qui morigène son élève !

Je n'apprécierais pas qu'un conseil municipal voisin se mette à débattre de la pertinence des décisions que nous arrêtons et c'est une pente dangereuse que nous empruntons ici à vouloir se parer des atours de "surveillant général".

Seul l'Etat, au travers de son représentant dans le département, le préfet de l'Oise, ou l'autorité judiciaire, est habilité à juger de la légalité (mais on le sait aussi de l'opportunité) de la décision prise par Verberie.

C'est un signe de maladresse caractérisée et d'hostilité forte pour une ville qui se réclame "de paix" sans compter qu'il y a déjà beaucoup à faire dans notre ville !