Le ministère de l'intérieur mobilise, cette semaine, une première somme de 13,1 millions d'euros afin de financer l'installation de 3 203 caméras de vidéoprotection supplémentaires dans 231 communes, 19 établissements scolaires et 19 ensembles d'habitation.

L'Etat apporte ainsi une contribution de 40 % en moyenne aux dépenses d'investissement nécessaires pour installer les caméras de vidéoprotection.

Au total, le ministère de l'intérieur dispose de crédits à hauteur de 30 millions d'euros pour l'ensemble de l'année 2010, soit près du double de 2009 (17 millions d'euros) et du triple de 2008 (11,7 millions en 2008).

Où en sommes-nous exactement à Pont-Sainte-Maxence ?

Les premiers, Marie-Christine MAGNIER, Eddy SCHWARZ et moi-même, dès le second semestre 2009, nous avons plaidé pour un dispositif complet de vidéoprotection, pleinement conscients de la recrudescence de l'insécurité qui affecte les biens et les personnes.

Celles et ceux de mes concitoyen(ne)s que j'ai rencontré(e)s, mardi 9 mars au matin, rue Louis Boilet et rue de la Croix Pierre Aucher et qui ont eu à subir les destructions des vitres de leur véhicule ne me démentiront, hélas, pas.

Nous nous réjouissons aujourd'hui que cette idée soit dorénavant reprise par d'autres composantes de l'opposition, preuve de l'amorce d'un front commun, que nous appelons de nos vœux pour préparer au mieux l'alternance de 2014, preuve aussi que nos propositions sont suffisamment pertinentes pour emporter la conviction d'autres élus et être défendues par eux.

Cela n'est toutefois pas suffisant pour faire une majorité.

Comme nous l'avons expliqué, le projet actuel d'installation de deux caméras nous semble de très loin répondre aux besoins réels.

La délinquance s'adapte, elle est mouvante, et c'est la raison pour laquelle, un maillage complet de notre territoire est la condition sine qua non de sa parfaite efficacité.

Nous entendons par là que l'ensemble des zones dites de prédation doivent être couvertes c'est-à-dire les lieux de passage, d'entrées et de sorties de ville, ceux de rassemblement et ceux, enfin, qui sont identifiés comme des zones criminogènes.

Ainsi que nous l'avons expliqué à Michel DELMAS, ces zones sont connues (c'est le diagnostic de sécurité) dans le cadre du contrat local de sécurité et de prévention de la délinquance si celui-ci a été mené avec rigueur et actualisation.

Par ailleurs, contrairement à son contre-argument avancé en conseil municipal, il ne s'agit pas d'affecter un fonctionnaire au visionnage constant et en temps réel.

C'est une méconnaissance du dossier que d'adopter cette défense fallacieuse.

Les images sont effectivement enregistrées et ne sont exploitées que dans le cadre d'une relecture si la commission d'un acte est survenue.

Par ailleurs, pour prévenir toute atteinte aux libertés publiques, selon les dispositions de la loi n°95-73 modifiée du 21 janvier 1995 (article 10 et 10-1), les images prises sur la voie publique ne peuvent être visionnées que par des autorités publiques compétentes en matière de voie publique.

Je suis de ceux qui pensent que seuls ceux qui ont quelque chose à se reprocher, reprochent l'existence de ce système.

Aujourd'hui, le débat d'orientation budgétaire a fait apparaître la révélation inespérée d'économies de l'ordre de 429 000 euros.

Michel DELMAS assure lui-même que cette somme permettra d'investir dans les travaux de la ville.

Nous lui proposons donc de manière solennelle de rejoindre une fois encore notre position et d'opter, non pas pour un saupoudrage, mais pour un dispositif complet qui soit une réponse définitive à la délinquance dans notre ville !

En outre, pour nous assurer du bien-fondé de notre proposition et la confronter aux préoccupations de nos concitoyen(ne)s, nous suggérons d'organiser une consultation (formelle ou informelle) au travers de quelques questions :

  • de manière générale, pensez-vous que la commune a un rôle moteur à jouer dans la lutte contre la délinquance ?
  • vous sentez-vous en sécurité dans votre quartier ?
  • vous sentez-vous en sécurité lors de vos déplacements à l'intérieur de la ville ?
  • seriez-vous favorable à l'installation de la vidéoprotection à Pont-Sainte-Maxence ?