C'est en déçà de notre objectif.

Ces élections ont aussi laissé transparaitre deux tendances lourdes que je redoutais particulièrement et que nous n'avons pas su écarter.

Celle de l'abstention et celle du recours aux votes des extrémistes.

Dans la confusion actuelle, animée de raisons objectives et subjectives, tout alimentait ces critiques relatives tant aux résultats attendus de la politique du Gouvernement qu'à l'illisibilité des compétences de la région.

L'abstention est aussi en Picardie devenue "le premier parti de France" avec 57,5% et le vote d'extrême droite atteint 18,8 % (Front national et parti de la France).

Cela s'est donc traduit mécaniquement par une démobilisation de notre électorat et par la perte de la fonction tribunicienne (selon l'expression de Georges LAVAU appliquée naguère au parti communiste) de notre parti, l'UMP...ou pour reprendre une formule plus commune d'un de mes concitoyens croisés hier soir..."les électeurs du Front national sont rentrés à la maison".

Aujourd'hui, l'heure est à la mobilisation et à la chasse aux abstentionnistes.

Ceux qui pensent d'abord que la droite et la gauche, c'est la même chose !

Si le message est inscrit en filigranes dans ce premier tour, il nous revient de dire clairement que ces élections ne visent pas à juger du bilan d'un Président de la République à mi-mandat, mais à élire pour six ans des responsables de région, dont les missions n'ont rien à voir avec celles du gouvernement et du chef de l'Etat.

Un vote sanction n'a ainsi aucun sens.

De plus, on ne doit pas attendre d'un président de région la même chose que d'un Président de la République.

Chacun pourra, à son tour et le moment venu, voter pour un Président de la République de droite et un président de région de gauche. Ou inversement...

Ensuite, les Français devront se persuader que, même si ce sont des élections locales, elles ont une importance politique spécifique : les régions ont d'énormes moyens d'action économique, culturelle, écologique et sociale et sont bien plus influentes que l'Etat, dans bien des domaines. Et même si leur capacité à lever l'impôt est très limitée, leur action peut être très différente selon l'orientation politique de ceux qui les dirigent.

Il s'agit de recentrer cette élection sur nos préoccupations locales plus immédiates.

Un président de gauche ne conduit pas la même politique qu'un président de droite. Ou inversement...

L'heure est également à la mobilisation de notre électorat élargi.

A peine de faire preuve de cécité intellectuelle, nul ne peut nier que nous n'avons pas su garder les électeurs que nous avions arrachés au Front national par les engagements et le volontarisme de Nicolas SARKOZY.

Il faut entendre et comprendre les raisons de cette abandon.

Il ne s'agit en aucun cas et en aucune circonstance d'épouser les thèmes du FN.

Il ne s'agit en aucun cas et en aucune circonstance de s'allier avec le FN.

Ni maintenant, ni jamais.

Il s'agit de répondre aux préoccupations et aux attentes de ces femmes et hommes qui ne se retrouvent plus dans notre mouvement alors qu'ils avaient soutenu Nicolas SARKOZY.

Cet sensibilité de l'électorat est un électorat populaire qui, pour certains, après avoir déserté les rangs de la gauche ont déserté cette fois-ci les nôtres.

Notre UMP semble avoir contracté sa base électorale alors qu'il doit pouvoir l'élargir en s'adressant à toutes et tous.

Notre mouvement républicain doit être à l'écoute.

A Pont-Sainte-Maxence, comme ailleurs, l'heure est à la mobilisation générale !