De manière unanime, l'opposition a proposé une baisse substantielle des impôts après deux années de matraquage fiscal.

Il apparaît, sans que cela puisse prêter à la contestation, que les finances communales présentent maintenant un excédent de plus de 720 000 euros en raison à la fois des économies réalisées (ce dont nous nous félicitons) et de la baisse des taux d'intérêts.

Dès le premier jour de son mandat, Michel DELMAS n'a eu de cesse de condamner avec force et dramaturgie la gestion de son prédécesseur en la qualifiant de « lourd héritage ».

C'est au nom de ce "lourd héritage" et en en rejetant l'entière faute sur l'ancien maire qu'il a engagé une hausse de la fiscalité sans précédent de 27 % afin de rééquilibrer le budget placé deux années de suite "sous la tutelle" du préfet de l'Oise.

Aujourd'hui, nous répétons qu'il faut mettre un terme définitif à ce matraquage fiscal qu'il a initié et qu'il entend poursuivre alors que rien ne le justifie plus désormais.

Que n'avions-nous pas dit alors !

Voilà cette majorité si prompte à critiquer la politique fiscale du Gouvernement qu'elle qualifie d’injuste ne trouver maintenant plus rien à redire à cette fiscalité folle qu'elle fait peser sur une population plus fragilisée qu'ailleurs.

Ce que nous avons vu ce weekend encore avec notre grande opération de don de vêtements, c’est que nos concitoyens ont besoin d’une société qui prend soin de chacun, où chacun prend soin des autres, et où ensemble nous prenons soin de l’avenir mais cet avenir ne s’accomplira pas si ceux qui exercent des responsabilités renient leur engagement.

Aussi, quel tour de sorcellerie ou d'incroyable mauvais foi lui fait donc s'accommoder maintenant avec allégresse de cette pression fiscale insoutenable quand elle est si prompte à critiquer, en cédant à une outrance à laquelle elle ne semble pas croire elle-même, la politique conduite du Gouvernement.

Tel Pierre qui renia trois fois le Christ avant que le coq n'ait chanté 3 fois, Michel DELMAS, avant son 3ème budget, a renié tous ses engagements.

Le maintien de la fiscalité signe froidement le parjure d'une majorité qui fait fi de la solidarité et de la protection des plus défavorisés car, comme je l'ai expliqué en conseil municipal, la politique fiscale est un des leviers de la justice sociale ou pour faire simple : quand vous baissez les impôts, vous rendez de l'argent et du pouvoir d'achat au citoyen, et c'est bien de cela que les Maxipontains ont besoin.

J'ajouterai un mot enfin sur la tenue du débat dont je ressors accablé par l'inqualifiable mauvaise tenue et les propos inopportuns de certains pour lesquels nous pouvions espérer que l'expérience et/ou la fonction d'élu leur confèrent un peu de dignité.

J'ai souvenir qu'alors dans l’opposition, Michel DELMAS condamnait l’attitude du maire de l'époque, coupable de demeurer toujours sourd et aveugle face à ses initiatives et propositions.

Il disposait cette fois encore d’une occasion unique de mettre ses actes en conformité avec ses discours, en replaçant non seulement la solidarité au cœur de son projet politique mais aussi en accordant à son opposition toute la place dans notre démocratie locale.

Si les temps ont changé, les mœurs sont bien les mêmes et l'opposition à Pont-Sainte-Maxence ne cesse pas d'être niée et humiliée et les exemples qui en attestent, s'accumulent.

Pour ma part, je veux dire qu'il n’y a pas de renoncements honteux, il n’y a que des entêtements coupables parce qu’ils contreviennent de manière absolue à l’intérêt général, aux besoins des Maxipontaines et Maxipontains et à la réalité qui est la leur aujourd’hui.

C’est de cet entêtement que la majorité actuelle aura à répondre si elle ne conduit pas une autre politique avec d'autres méthodes.