Notre proposition était d'autant plus pertinente que concrètement la fiscalité locale détermine très précisément le "tissu social" que nous voulons donner à notre ville et préfigure son avenir démographique.

Alors certes, en bonne logique politico-politicienne, il y a lieu de déplorer que la majorité municipale actuelle ne s'acquitte pas d'une baisse des impôts quand elle pourfend avec outrance la politique fiscale du Gouvernement...mais à vrai dire, ce n'est pas la première fois que des élus oublieront ce pour quoi ils ont été élus et celles et ceux par lesquel(le)s ils ont été élus !

J'entends bien tous ces discours d'ultra-gauche qui affleurent mais ils leur permettent avant tout de s'exonérer de leur propre examen de conscience.

Surtout, en renonçant à réduire la pression fiscale, l'équipe actuelle condamne notre ville à se "tiers-mondiser"...tout simplement parce que selon l'adage consacré "trop d'impôts tuent l'impôt"...à savoir qu'un niveau tellement élevé conduit à la fuite de celles et ceux qui y sont assujettis.

En effet, quand les taxes foncières sont à Pont-Sainte-Maxence de très loin supérieures à celles que l'on constate à Senlis ou Chantilly, cela nous amène à souligner que l'effort fiscal est insuffisamment et injustement réparti au sein de notre ville...et que celui-ci pèse trop lourdement sur les uns.

Dans ce jeu de concurrence fiscale, notre ville n'est plus compétitive et cela devient inquiétant car la fuite des ménages qui peuvent "payer" ne peut être compensée que par de nouvelles hausses d'impôts.

Je suis amené, en ce moment (et je l'ai noté moi-même sur ma feuille d'imposition), à rencontrer de plus en plus de personnes qui m'avouent songer à quitter notre ville pour cette raison et qui découragent celles et ceux qui seraient tentés de s'y installer.

Jamais cette désincitation n'a semblé aussi forte !

J'ai réfléchi à l'origine de cette pression fiscale exorbitante, et je m'en suis fait confirmer l'authenticité et la sincérité par les services de la direction générale des finances publiques (pour éviter toute querelle dilatoire) à savoir que dans une ville où le logement social occupe 50 % de l'habitation, la charge globale porte sur les 50 autres qui sont propriétaires ! CQFD !

Je le répète, il a été de l'honneur de notre ville de participer de cet effort de solidarité qui impose 20 % de logements sociaux aux communes.

Cependant, toute décision se mesure dans le long terme, et cela ne doit assurément pas entrainer une rupture de l'équilibre démographique qui emporte avec soi des conséquences fiscales, urbaines mais aussi d'ordre public...n'en déplaise aux bonnes âmes !

Il faut donc dans le prochain budget inverser la spirale folle de la fiscalité à Pont-Sainte-Maxence en proposant sur plusieurs années une baisse qui permette de conforter nos habitants et d'attirer de nouveaux Maxipontains.