"On vend notre commerce" me dit-il..."On est pas aidé par la mairie. Le maire n'aime pas les commerçants et avec le projet, ce n'est pas la peine de rester ici" martèle-t-il très virulent.

Je lui réponds que je comprends son sentiment et que les commerçants méritent un soutien actif de la part de la municipalité et le centre ville un renouveau de l'urbanisme.

"Mais vous le soutenez !" me rétorque alors celui-ci. "Je l'ai lu dans le journal" ajoute-t-il telle une arme fatale.

Et pour clore le débat celui-ci m'a asséné que si Michel DELMAS ne l'avait pas dit, il le pensait très fort.

Je ne prête jamais d'intentions aux personnes car cela est toujours vain et peut se révéler parfois dangereux.

"Passer les bornes, il n'y a plus de limites" comme le disait Alfred JARRY.

En revanche, j'ai précisé que je n'avais pas soutenu Michel DELMAS dont les projets ne correspondent en rien aux miens en matière de politique de sécurité, de social ou encore de redynamisation de l'économie et de défense du petit commerce (que je fréquente pour ma part chaque semaine).

Mais il est vrai que je l'ai défendu car les attaques dont il était la cible ne répondent en rien à ma manière de faire de la politique.

Je m'oppose frontalement à Michel DELMAS sans rien céder ni à l'homme que je respecte, ni aux convictions qui irriguent mon engagement.

J'entends par là que je n'entends pas renoncer à défendre un adversaire politique lorsque les attaques qui le visent sont infondées ou mensongères.

Jamais je ne céderai à l'outrance, à l'agressivité ou aux effets de manche.

La politique ne justifie pas tout et elle ne doit pas signer l'abandon de toutes les valeurs qui doivent régner dans notre société.

On exige toujours des hommes politiques (si infimes soient-ils comme je puisse l'être), mais que penser alors d'eux s'ils peuvent tout se permettre ?

La politique ce n'est pas la guerre, ce n'est pas la détestation de l'autre.

C'est uniquement la confrontation des idées que vient sanctionner régulièrement le suffrage.

Je m'enorgueillis de cette éthique qui est la mienne et qui me vaut d'être considéré comme intransigeant (ce que je sais être en politique une qualité).

C'est elle que je répète à celles et ceux qui constitueront ma liste en 2014.

Il peut certes y avoir des calculs, des effets, des moments de feinte et de théâtre en politique comme l'a démontré Murray EDELMAN dans son essai "rêgles et mécanismes du jeu politique" mais tous les moyens ne doivent pas y trouver leur place pour l'emporter sur l'autre.

C'est aussi en incarnant une autre manière de faire de la politique que nous l'emporterons en 2014.