Les électeurs ont ainsi fait le choix de l'alternance, un choix dicté sans doute aussi par un contexte national politique dépressif.

Ils ont aussi fait le choix de l'abstention, preuve d'un désintérêt marqué auquel il nous revient de trouver des réponses et des extrêmes qui ne sont en rien des partis de gouvernement mais dont le regain est le signe d'un mal-être de nos concitoyens auquel nous n'avons pas été suffisamment attentifs.

Léon BLUM rappelait qu'il y avait trois temps dans l'action politique :

  • la conquête du pouvoir ;
  • la gestion du pouvoir ;
  • la préservation du pouvoir.

A titre personnel, au-delà des propos de circonstances entendus par les états-majors politiques (mettons un peu de hauteur, une dose de bonne foi et sortons de la cour d'école), je ne crois pas qu'un grand vainqueur sorte des urnes de ce 27 mars 2011.

Ce qui n'est pas rassurant pour nous non plus !

Nous sommes davantage sur une tendance où, en projections, toutes les configurations dans une élection présidentielle sont possibles : UMP-PS ; UMP-FN ; PS-FN.

Toutefois, ni le PS, ni le FN ne constitue une véritable alternative.

J'entends par là qu'aucun de ces partis ne suscite l'engouement et qu'ils prospèrent de manière primaire sur une espèce d'antisarkozysme hystérique.

Mais la haine ne fait pas un programme politique, le FN ayant remplacé assez solidement le PCF dans sa fonction tribunicienne telle que l'a théorisée Serge LAVAU.

Jean-Claude HRMO tire ainsi sa révérence.

Il n'étonnera personne que ce résultat me déçoit.

Aussi, je veux avant tout dire à Jean-Claude et à Marie-Laurence toute mon amitié.

C'est une carrière dont le courage, la liberté et la proximité doivent nous inspirer.

Il fut de ceux que j'ai rencontrés en premier au départ de mon propre parcours politique et je lui suis reconnaissant de son soutien qui ne s'est jamais démenti.

Il a par ailleurs pu compter tout au long de cette campagne sur l'ensemble des militants UMP du canton.

C'est une déception profonde teintée toutefois de fierté pour la mobilisation accomplie que nous partageons tous avec lui.

Nous rappelons toutefois à Michel DELMAS que les préoccupations de Pont-Sainte-Maxence ne doivent pas manquer de demeurer au premier plan de son action qu'il s'agisse du développement économique demeurée sur notre commune sans élan, de la lutte contre l'insécurité restée la grande oubliée depuis 3 ans maintenant ou encore la bonne entente avec nos partenaires de la communautés des communes du pays d'Oise et d'Halatte dont les crispations sont à rechercher directement dans la gestion peu consensuelle de Michel DELMAS en tant qu'actuel président.

Ce n'est pas à souhaiter pour notre canton.