La CCPOH, c'est donc ce regroupement de 17 communes qui ont décidé de partager leurs compétences et leurs moyens dans un intérêt mutuel.

Ce que l'on ne peut faire seul, faisons le ensemble...l'idée sur le papier est louable...

Il faudra toutefois amender en 2014 la liste des compétences dévolues à la CCPOH dont certaines ne me paraissent pas pertinentes quand d'autres mériteraient d'y figurer.

Seulement, nombre de nos communes amies semblent manifestement ne plus se retrouver dans cette structure, et il serait réducteur d'expliquer les anomies constatées, les dissensions suscitées par les seuls antagonismes politiques.

Vous savez comme moi que l'on accuse aisément son chien de la rage quand on veut s'en débarrasser !

Au contraire, une communauté de communes doit avoir comme l'un de ses principes cardinaux l'absence (ou au mieux la neutralité) de tout esprit partisan.

De même, une communauté de communes doit poser comme postulat l'égale reconnaissance de chacun de ses membres.

Or, j'entends avec une force et une régularité toujours plus soutenues que telle ou telle commune se sent de plus plus marginalisée voire mise devant le fait accompli...la liste n'a de cesse de s'allonger.

"Tout se fait aux bénéfices de Pont-Sainte-Maxence, et rien ne se fait pour nous"...voilà ce que les maires me rapportent qui commencent à regarder ailleurs si davantage de considération ne s'accompagne pas davantage de réalisation.

Oser affirmer que "Pont tire la couverture à soi" n'est d'ailleurs pas qu'une vue de l'esprit car, à bien y regarder, nous constatons que tous les projets structurants sortis de terre le furent à Pont-Sainte-Maxence et sont bel et bien des projets CCPOH (qui ne doivent donc rien à l'activité en propre de l'équipe majoritaire) qu'il s'agisse de la crèche INTERCOMMUNALE ou encore du conservatoire INTERCOMMUNAL.

J'ai toujours pensé qu'il y avait un grave déficit démocratique au sein de cette CCPOH...et la présidence actuelle rend ma conviction inébranlable.

Pont-Sainte-Maxence, en raison de son poids démographique, dispose de plus de représentants et cette prépondérance est déterminante au moment de la désignation de son président.

Pour ma part, si avec mon équipe, nous accédons à la mairie en 2014, j'ai d'ores et déjà précisé que je ne briguerai pas la présidence de la communautés de communes, ni aucun de mes adjoints.

Que l'on se rassure, nous y siègerons !

Il en va de l'équité politique qui nous anime, et en rien d'un désintérêt.

Il en va du respect de l'esprit communautaire fait de solidarité et de convergence de moyens et d'objectifs qui n'anime plus dorénavant la CCPOH.

J'espère que la concorde reviendra au sein de cette structure qui constitue notre horizon commun et j'appelle Michel DELMAS à écouter enfin avec la plus grande attention les communes qui manifestent leur désarroi, leur incompréhension et leur volonté de sécession et à faire montre d'une plus grande pratique de la démocratie dans la conduite des affaires communautaires.