Pont-Sainte-Maxence a été aujourd'hui le théâtre de la commission d'un nouveau meurtre...les conditions exactes ressortissent de la responsabilité des forces de gendarmerie nationale et de la justice, il ne me revient pas de m'aventurer sur ces terres.

Cela en fait combien ces 24 derniers mois ?

Tant et tant que la violence et le sang sont devenus banals dans les rues de notre ville.

Ce n'est pas une fois de trop mais une fois de plus...

Viendra le moment de la campagne politique avec ses oppositions et ses explications où la lutte contre l'insécurité en sera un thème majeur que je défendrai avec force dans la mesure où avant tous et devant tous, j'ai pris conscience de la gravité de la situation et de la pente irréversible qui est la sienne actuellement mais là n'est pas mon propos premier.

Qu'est devenue ma ville ?

A chaque instant de mon existence je pense à cette ville, je scrute ses tendances, j'apprécie ses dynamiques et ses dérives, j'en mesure les forces et les faiblesses, je regarde partout les idées et innovations que je pourrais importer et je rencontre quotidiennement mes concitoyen(ne)s.

Comme nombre d'entre eux et comme nombre de ces vieux (et vieilles) Pontois(es) que je suis devenu depuis que j'y suis né en 1973, je souffre que le cours de notre ville - de ma ville - s'apparente à un long et douloureux suicide.

J'ai connu Pont-Sainte-Maxence à une époque où mes parents rendaient visite à leurs amis sans fermer les portes et laissaient leurs clés sur leur véhicule en se rendant dans les commerces.

J'ai connu Pont-Sainte-Maxence à une époque où ses habitants pouvaient sortir dans les rues le soir sans craindre pour eux ou leurs proches.

J'ai connu Pont-Sainte-Maxence à une époque où l'on ne se cloitrait pas sitôt rentré chez soi.

J'ai connu Pont-Sainte-Maxence à une époque où l'on se saluait sans même se connaître lorsque l'on se croisait parce que l'on se reconnaissait comme partageant un bien commun, une destinée commune qui nous liait les uns les autres comme il nous liait à cette ville.

J'ai connu Pont-Sainte-Maxence que je ne reconnais plus.