Celle-ci se tenait dans la salle des mariages de l'hôtel de ville dont le symbole qu'elle recèle nous laissait à penser qu'elle pourrait augurer d'une union heureuse entre la majorité et la population...mais ce n'est pas au meilleur dont nous avons eu droit, hélas, hélas, hélas, mais bien au pire.

Cette rencontre fut à mes yeux fort riche d'enseignements tant sur le fond que sur la forme.

Elle me renforce dans ma conviction (forgée dès le premier jour de ce mandat) que l'on ne peut prétendre exercer la magistrature suprème dans notre commune qu'à la condition absolue de posséder des qualités d'attention, de pédagogie, d'empathie, d'ouverture d'esprit et d'humilité que l'on doit impérativement à nos concitoyen(ne)s à moins de s'enfermer dans un exercice solitaire du pouvoir.

La démocratie souffre toutes les fois où l'on considère comme inébranlables et incontestables sa propre parole et sa seule action.

La démocratie souffre toutes les fois où l'on ne supporte ni la remise en cause, ni la contradiction.

La démocratie souffre toutes les fois où la parole n'est plus qu'un ordre et l'autre plus qu'un exécutant.

Etre le premier élu d'une ville vous oblige à ne jamais renoncer à ces valeurs, à ces exigences, même si les responsabilités -lourdes- et les honneurs -autant nombreux que vains- conduisent certains à perdre de vue l'humanisme et la modestie.

En 2014, il faudra réinventer la manière de faire de la politique dans notre ville.

A mes futurs colistiers, je veux répéter que j'aurai à coeur de réveiller leurs talents, de soutenir leurs initiatives, de valoriser leurs actions, et c'est tout ensemble que nous réussirons.

A mes concitoyen(ne)s, je veux dire que je resterai auprès d'eux durant tout notre mandat avec la même énergie et la même disponibilité, la même écoute et la même capacité à trouver des solutions sans chercher à être partout car alors on n'est plus nulle part.

Et il en sera de même de chacun(e) de ceux (celles) qui exerceront des responsabilités.

Que n'avons-nous encore entendu ce vendredi sur l'absence des adjoint(e)s auprès des commerçants et des habitant(e)s de notre ville !

Au personnel communal, je veux affirmer que nous voulons retisser les liens de confiance qui doivent naturellement exister entre eux et les élus.

Nous souhaitons qu’ils soient à nos côtés comme nous le serons aux leurs.

Pont-Sainte-Maxence mérite une vraie vie démocratique.

Ce ne sera pas le moindre des défis.

Nous serons prêts.