Elle était plus forte qu'en janvier 2007 pour le meeting de la porte de Versailles.

A cette époque, nous savions que nous allions gagner...les sondages ne cessaient de placer Nicolas SARKOZY en tête, et notre dynamique profitait des errements et des divisions du Parti socialiste...aujourd'hui plane l'incertitude...

Il y avait, quoiqu'il arrive, aussi comme un adieu cet après-midi.

Nous étions comme à une veillée d'arme...au coin du feu...un soir avant de livrer bataille...à se serrer les uns contre les autres...à se rassurer des épreuves que nous avions traversées, à se galvaniser des espérances que nous avions formées...comme si nous savions que peut-être c'était la dernière fois que nous nous retrouvions tous ensemble et autour de lui...avec des troupes venues dire à leur chef qu'elles étaient, comme depuis 5 ans maintenant, prêtes à s'engager pour lui...avec un chef venu dire à ses troupes combien il avait su compter sur elles infailliblement.

Bien sur, chacun a pu apprécier cet incroyable tour de force qui fut de réunir au moins 50 000 personnes.

Bien sur, chacun a ressenti cette ferveur, cette mobilisation, cette tension, ces cris et ces joies.

Pour ma part, je retiendrai davantage cette émotion qui n'a pas cessé de parcourir les travées pour cette réunion.

Voilà 5 ans (et plus encore) que nous l'accompagnons dans la conquête de l'Elysée et dans la conduite de sa politique.

Comme Napoléon BONAPARTE auprès de ces grognards...comme le Général de GAULLE et son armée des ombres, Nicolas SARKOZY, presqu'à chacun d'entre nous, dans les yeux, a redit combien il avait besoin de nous...nous qui ne lui avions jamais manqué jusqu'alors.

Il fallait se rendre à Villepinte pour comprendre combien notre mouvement est un parti populaire, riche de ce brassage social, culturel et ethnique qui grandit la France...il y avait ceux qui croyaient au ciel et ceux qui n'y croyaient pas...

Dans cette foule chavirée, il y avait surtout des moments intimistes très forts...lors desquels Nicolas SARKOZY était étreint d'émotion et la mélée traversée par le recueillement...il y avait aussi la conscience, quoiqu'il arrive, qu'il s'agissait d'un des derniers instants où lui et nous, nous nous retrouvions avant de partir pour notre dernier combat, le plus ultime, celui qui décidera du destin de notre pays...

Pas un de nous présents aujourd'hui ne manquera à Nicolas SARKOZY...