Cela fait tout aussi longtemps que j'en pense ce qu'Yves LACOSTE pense de la géographie, à savoir que les idéologies ça sert surtout à faire la guerre.

Moi, tout cela ça m'emmerde assez...(le 1er Mai, mon vocabulaire est aussi en jour férié)...De mes études et de mon expérience, j'ai surtout acquis la conviction que les idéologies fracturent, stigmatisent, dissolvent, ferment et referment sur soi...bref, rien de ce que j'aime...et avouons-le si elle sont parfois parvenues à inverser le cours de l'histoire, aucune ne fut une véritable promesse de bonheur...L'idéologie, c'est un peu de l'enluminure que l'on met sur l'expression conquête du pouvoir.

Moi, je pense qu'il y a de bonnes choses à droite, de bonnes choses à gauche, de bonnes choses ailleurs...je ne pense pas que les uns ont systématiquement raison, ni les autres nécessairement tort...voir des ennemis de l'intérieur partout c'est quand même assez fatigant.

Ma campagne sera désidéologisée...aux personnes que je rencontre, à l'équipe que je constitue, à l'agence de comm' avec laquelle j'esquisse les supports, je dis que ce sera une campagne maxipontaine pour les Maxipontain(e)s...c'est de surcroît la seule chose qui m'intéresse...

Je suis, comme tout le monde, assez désabusé quant à toutes les promesses vaines de "grand soir"...et la désillusion arrive chaque fois plus fort et chaque fois plus vite...et on attend le tour d'après...nous connaissons une époque où la parole des politiques est démonétisée...et puis cet univers de pouvoir me semble bien loin, mais alors très loin de nos réalités...

Pire, je pense que le pouvoir rend désincarné (je voulais mettre "con" en fait) et lointain...Je le dis avec force, je préfère ne jamais gagner que de devenir comme tous les politiques que je vois...car j'ai découvert qu'à un moment donné, vous basculez dans une logique où vous êtes le seul centre de vos intérêts, où tout ce qui vous motive, c'est vous, et ceci de manière obsessionnelle...la course et la préservation des places, la boursoufflure des égos sont haïssables et je les tiens à distance.

Moi, ce que j'aime c'est le quotidien, la vie des gens...car c'est celle que je peux toucher, celle sur laquelle je peux influer, celle qui est directement en interaction avec la mienne...j'aime me retrouver dans les cafés à discuter, recevoir des personnes pour leur apporter conseils, lancer des actions pour améliorer leur existence, élaborer des projets pour, avec eux, donner un avenir à cette ville.

C'est cela qui correspond à l'attente de nos concitoyen(ne)s : que nous soyons à leur service et non que nous nous servions.

Ma campagne sera donc désidéologisée...et MAXIPONTAINEISEE !