C'est vrai qu'il n'y a que PSM qui compte...PSM et ses PSMiens et PSMiennes comme disait une de mes collègues du cabinet ministériel au sein duquel j'ai travaillé...Maxipontains et Maxipontaines, elle n'y arrivait pas...donc elle avait trouvé PSMiens et PSMiennes...et c'est à assez nouveau, drôle et affectueux pour que je l'utilise parfois moi-même encore.

Je suis aussi viscéralement attaché à cette ville que je suis détaché de la politique...je pense que l'un est la cause directe de l'autre. Cela fait quelques temps que je réfléchis à écrire sur PSM...pas la manière dont l'a très bien fait René BLANCHON (et Christiane SAUVAGE*)...non, de manière plus personnelle...je finirai bien par trouver la "porte d'entrée" de cet ouvrage...une telle tâche mérite d'être murie...cela se fera de soi...

Je dis toujours que je veux faire de la politique autrement...parce que c'est Pont qui a donné un éclairage particulier sur la conception que j'ai de la politique.

Cette ville ne mérite pas que l'on y fasse de la politique comme on en fait partout et où les résultats conduisent à un désaveu cinglant de la classe politique et à un malaise insolvable de la démocratie.

Je ne ferai de la politique qu'à Pont-Sainte-Maxence car c'est cette ville qui fonde mon engagement politique...hors cette ville, je ne me serais pas engagé activement.

Tous ceux que j'ai rencontrés, à la carrière déjà glorieuse et encore pleine de promesses n'ont qu'un seul leitmotiv : être élu...autrement dit la conquête du pouvoir.

Combien de fois les ai-je entendu me dire mi-affligé mi-encourageant "c'est bien ce que tu fais, mais toi, il faut que tu sois élu...on va te trouver une ville bien à droite"...on m'a même proposé de quitter Pont pour une ville des Yvelines sur laquelle se posait un problème de génération...Jouy-en-Josas ou Saint-Rémy Les Chevreuse...Alors, là, pas de problème, tu vas être élu...et après tu enchaînes sur le Conseil général...voire le Conseil régional...car Valérie repart pour 2015...elle a besoin d'avoir des hommes à elle...

Y avait quand même un problème...et pas le moindre...plutôt gros même...moi c'est à Pont que je veux être élu...et je préfère de très loin prendre le risque de perdre à Pont que de gagner assurément ailleurs...non, mais je le répète...y a que Pont qui m'intéresse...d'où mon souci (ou mon exigence) de faire de la politique autrement.

Donc, je me suis départi de toute idéologie...

Dans mon parti, on ne m'y impose rien...je suis même allégrement à contre-courant...pas par réflexe idiot pavlovien...mais si je dois faire de la politique sans faire comme j'ai envie, autant que je n'en fasse pas...Si tel ne devait pas être le cas, croyez-moi, cela serait vite réglé...donc, on peut bien me dire "fais ceci ou cela", cela m'en touche une sans faire bouger l'autre comme dit Jacques CHIRAC (cette expression, je l'aime bien...c'est pas fin mais bon).

Alors, tous les calculs électoraux, les combines d'avant premier et d'entre deux tours, holala...je m'en fous...je ne crois pas en cette politique là...je crois de moins en moins dans les partis et de plus en plus dans les hommes (et les femmes), ce n'est pas pour m'imposer des contraintes...

Il y aussi une dimension personnelle, très importante et même essentielle : c'est l'homme que je suis qui n'est absolument pas différent de celui engagé dans l'action publique.

Je le dis sans honte, sans crainte : je n'ai pas envie, qu'un jour, ma chérie me dise que je suis devenu, en définitive, un homme politique comme les autres pour avoir recouru aux mêmes combines que les autres, prêt à sacrifier ses idéaux pour une écharpe, un titre ou une indemnité.

Je suis donc parti à la conquête de cette ville...je ne crois pas avoir dévié depuis 6 ans de ma ligne...j'aurais pu céder à toutes les alliances...je ne l'ai pas fait...et je ne le ferai pas...ma réflexion s'est renforcée durant ce mandat.

Je suis convaincu qu'une élection se gagne par le labeur et le labour...je respecte toutes les autres formes d'engagement mais elles sont tellement distinctes de moi qu'il ne peut y avoir de convergence.

Je me suis entouré de personnes que je suis allé chercher moi-même...auxquelles j'ai parlé du fond de mon cœur...je n'ai rien voulu savoir d'autre que si nous pouvions construire ensemble l'avenir de cette ville...A certain(e)s, je leur ai dit : je prends vos idées telles qu'elles sont si vous me convainquez parce que j'ai besoin de vous et c'est à moi qu'il reviendra de vous apporter des solutions pour les mettre en œuvre. J'ai confiance en toutes ces personnes (qui me font aussi confiance) et je ne me suis pas soucié de savoir combien de points elles pouvaient m'apporter. Je ne suis pas dans l'arithmétique politique...encore moins, parce que je ne pense pas à ma carrière...et je peux continuer à agir librement...

J'ai rencontré presque toute cette ville, j'ai senti le besoin qu'éprouvent les gens que l'on ne leur mente plus, que l'on s'occupe d'eux comme s'ils étaient uniques parce qu'ils sont uniques... et parce qu'ils sont uniques pour moi, je m'y consacrerai entièrement. Je veux continuer à les rencontrer, à conserver cette même disponibilité, à préserver ce même intérêt, à aiguiser cette même curiosité.

J'exercerai les seules responsabilités de maire...et ne briguerai aucun autre mandat pendant toute cette charge...je ne revendiquerai pas non plus la présidence de la communauté des communes (où je siégerai) tant je vois combien celle-ci souffre gravement de la centralité maxipontaine. Ici aussi, je démontrerai qu'il est capable de la faire mieux fonctionner sans le défaut démocratique qui est le sien actuellement et sans que l'influence de notre ville n'ait à en souffrir.

Il faut faire de la politique autrement avant qu'il ne soit trop tard...

  • Je remercie vivement la personne, lectrice rigoureuse, qui m'a aimablement corrigé sur le prénom de Christiane SAUVAGE.