En effet, là où nombre d'entre nous ont joué au foot sur ce terrain, là où la société de consommation va bientôt ériger un centre commercial gigantesque, l'INRAP a mis à jour des vestiges d'un sanctuaire doté d’une enceinte de 70 m de large par 105 m de long. La délimitation permet de se forger une idée très précise des dimensions de ce lieu.

Au centre, on distingue encore très nettement le temple avec un escalier en façade.

L’entrée de ce sanctuaire se faisait par une façade monumentale d'environ 10 m de haut, percé d’une série d’arcades, très probablement au nombre de 13 et surmontées de statues.

Les dimensions de cette façade sont exceptionnelles et inédites en Gaule romaine et l'ornementation révèle des trésors dans dans les formes que dans les couleurs.

L'édifice semble s'être effondré en une seule fois en raison des terres sablonneuses instables.

Alors se posent beaucoup de questions...que va-t-il advenir du chantier ? quel sort va être réservé aux fouilles ? peut-on visiter le chantier ? à qui appartiennent ces merveilles ? que fait la mairie ? (celle là j'aime bien parce que ça donne le sentiment qu'on ne savait rien et qu'on ne fait rien)...mais à des questions compliquées, on ne répond pas par des idées simples...

L'INRAP achèvera, conformément à son calendrier, ses recherches au début du mois de juillet...cela ne reportera pas les travaux prévus pour l'édification du centre commercial...si des fouilles supplémentaires se tiennent, elles se dérouleront en respectant la date butoir initiale...

La propriété du mobilier archéologique est régi par le code du patrimoine qui prévoit qu'une moitié appartient au propriétaire du terrain, l'autre à l’État (ça casse l'ambiance tout de suite quand on dit ça). Les deux parties ont pour obligation la conservation de ce mobilier dans les conditions requises ce qui conduit généralement le propriétaire du terrain à renoncer à cette propriété. Ce mobilier est à la garde de l'INRAP durant un minimum de deux ans, correspondant à la phase d'étude...ensuite, et bien justement je dois rencontrer les responsables de l'INRAP pour savoir si notre ville peut en disposer dans le cadre du projet de fondation pour la mémoire et le patrimoine qui figurait dans mon programme électoral...ça tombe bien mais il va falloir jouer serrer...

Dans l'intervalle, j'ai obtenu de l'INRAP l'organisation d'une conférence publique à destination de la population maxipontaine (et pas que d'ailleurs) et la visite sur site pour tous les passionné(e)s dans la stricte limite définie par l'INRAP car le chantier doit être préservé...et pour ne rien cacher, j'ai demandé si le conseil municipal pouvait aussi venir sur le site...il me semble opportun que les élus puissent accéder à ce site comme l'INRAP me l'a proposé aimablement me concernant...

Qui ne serait pas ému, impressionné devant cette histoire, devant notre histoire que les chercheurs de l'INRAP fait surgir...et curieux...car là où il y a un temple il y de la vie...de la ville...les traces antiques de PSM...

Donc, que tout le monde se rassure...(ou se perde en blabla) : la municipalité agit...elle a été élue justement pour cela...

A très vite, sur le champ Lahyre !

http://www.franceculture.fr/emission-le-salon-noir-rome-sous-un-terrain-de-football-decouverte-d-un-exceptionnel-sanctuaire-anti