Celle-ci me demandait plus particulièrement si je refuserai tout financement, direct et indirect. La réponse est oui (pour ceux qui ne veulent pas prendre le temps de tout lire).

A titre personnel, j’ai toujours dit que j’étais favorable à une salle de culte (ou de prière, ou mosquée...tout n'est question de vocabulaire pour une même réalité mais cela dépend de l'effet que vous voulez atteindre sur l'imaginaire) pour la communauté musulmane.

Je suis de ceux (peut-être même minoritaire dans mon parti "les Républicains" (donc maintenant qu'on s'appelle comme ça)) qui pensent que l’islam doit être officiel, disposer de lieux propres, ouverts, visibles et non pas être confiné dans la quasi-clandestinité, jusque dans les caves.

Plus l'islam sera reconnu, moins l'islamisme aura sa place et moins aussi, les passions se nourriront de l'inconnue.

Je respecte l'islam autant que je déteste et combats l'islamisme.

Les conditions sont donc celles qui s'imposent à tous et il n'y a pas lieu de transiger (mais les musulmans ne le demandent d'ailleurs pas) : le respect de l’ordre public, de la sécurité publique, du code de l’urbanisme et j'ajouterai que le prêche soit en français car la langue de la République est le français (c'est la Constitution qui le dit !) à quelques moments exceptionnels puisque pour fréquenter le plus régulièrement possible l’église, je rappelle que nous chantons, nous catholiques, le kyrie eleison qui est en grec et le gloria in excelsis deo en latin.

Fort d’une communauté de près de six millions de musulmans, l’islam est la deuxième religion pratiquée en France après le culte catholique. Entre tous les aspects qui structurent la pratique de l’islam, la question des édifices du culte est extrêmement importante. La mosquée (environ 2 500 en France contre 39 000 églises) et très rapidement viennent à l’esprit ses minarets, cristallisent toutes les défiances, les craintes et les rejets.

A Pont-Sainte-Maxence, nous dénombrons, sauf erreur de ma part, deux associations cultuelles musulmanes, dont l’un me semble plus active dans sa démarche de disposer d’un lieu de culte propre même s’il existe des liens entre elles deux. Il y a déjà deux salles de culte qui jusqu'alors ne gênent, ni n'effraient personne.

Le fondement des relations entre les cultes et l’État c’est la loi de 1905 dite « de séparation des Églises et de l’État » qui n’est pas une loi anti-religieuse. C’est une loi de compromis, qui vise à la normalisation des cultes. En effet, la loi de 1905 « assure la liberté de conscience » : il s’agit d’une liberté individuelle, un droit de l’homme reconnu par la République. Pour permettre l’exercice effectif de cette liberté, la loi de 1905 « garantit le libre exercice des cultes » et le place au rang de liberté publique fondamentale (au même titre que la liberté de la presse, des syndicats et des associations*), ce qui implique, permettez-moi de vous le préciser une visibilité publique des cultes.

Cette liberté de culte est garantie par la République sous réserve, comme pour toutes les libertés, du respect de ses valeurs.

Et donc, si la loi de 1905 facilite le financement des lieux de culte, elle interdit malgré tout l’essentiel, c’est-à-dire toute subvention publique pour le financement direct de l’édifice.

Je respecterai donc scrupuleusement cette disposition législative.

Aussi, nous concernant, il n’y aura pas un euro de la collectivité qui est la nôtre dans le financement d’une salle de prière…et même de manière indirecte (et d'ailleurs, ils ne me l'ont jamais demandé).

Et il s'agit ici d'une initiative privée avec laquelle la municipalité n'a rien à voir sinon de veiller que tout respecte la loi et le règlement.

Enfin, je précise, à celles et ceux qui me demandent d'interdire cette initiative que dans un état de droit, dans une démocratie, dans une république, on n'interdit pas ce qui est légal...ça, ce n'est pas la république, ce n'est pas la démocratie, ce n'est pas un état de droit...et si certains ont quelques problèmes avec l'islam, qu'ils ne me demandent pas d'en avoir, et si certains sont racistes, qu'ils ne me demandent pas de l'être...

Nous sommes sur une initiative privée qui ne demande rien aux pouvoirs publics locaux...c'est donc de nature à rassurer tout le monde (enfin j'espère).

  • Tout ça c'est piqué sur le site service public.fr