Monsieur le président, Mesdames et messieurs les conseillers départementaux, Mes cher(e)s collègues,

Tout ce que j’ai entendu depuis un an maintenant m’a fait venir à l’esprit une citation dont j’ai oublié l’auteur : « Quand on sait ce qu'on sait, quand on voit ce qu'on voit, on a raison de penser ce qu’on pense… »

On a raison de penser ce que l’on pense quand on repense justement aux déclarations pleines de chimères répandues par ceux qui étaient au pouvoir hier et qui nous agonissent aujourd’hui de leurs propres turpitudes…

C’était il y a un an…nous découvrions alors que les recrutements s’engageaient à la vitesse d’un cheval au galop, ce qui donnait le sentiment que le département de l’Oise résoudrait bientôt à lui seul le problème tragique du chômage…toujours plus de postes créés, mais aussi toujours plus de complaisance et toujours plus d’inutilité…

C’était il y a un an…nous découvrions alors que l’argent des habitants de ce département filait entre les doigts de l’ancienne majorité tant et si bien que des plus et des moins elle ne savait faire toujours que des additions et jamais de soustractions…et cet hôtel devait moins être un lieu de débat que de cabaret où toute cette majorité se félicitait de ses tours de passe-passe.

Etait-elle cynique ? Etait-elle duplice ? Non, elle était son propre dupe…elle croyait ce qu’elle affirmait et certainement y croit-elle encore… A la réalité que nous vivons, celle d’un département que nous avons trouvé au bord du gouffre, elle a substitué un récit édifiant et elle reste la première et la plus intimement abusée par l’histoire qu’elle a racontée.

A Apollon, Dieu de la raison, elle a préféré Mercure, dont les pieds ne touchaient plus le sol…

Tout ce qui fait le sel de notre engagement politique, c’est-à-dire, le quotidien de nos habitants, de ceux qui se lèvent tôt pour faire vivre leur famille, pour affronter les transports en commun, payer leur loyer, économiser pour leur propriété, épargner afin d’offrir à leurs enfants un avenir meilleur que le leur…cette majorité-là, en « cassant » peu à peu le conseil départemental, l’a oublié, lui a menti, elle l’a renié.

Alors, oui…et même trois fois oui comme trois fois hélas, il nous a fallu assumer moins un bilan qu’un passif avec lequel nous n’avions rien à voir, et l’assumer même radicalement pour sauver ce département de la faillite et le réinstaller sur de bonnes voies.

Nous avons donc engagé collectivement un plan de mesures d’économies fortes, courageuses mais nécessaires, des mesures que nous nous sommes appliqués aussi à nous-mêmes…

Enfin l’exemplarité étant portée haut dans ses murs par le nouveau président Edouard COURTIAL.

Ha ça…que chacun soit assuré que si nous avions pu faire autrement, nous l’aurions fait sans hésiter car il faut accepter tout de même de se confronter à une certaine impopularité…il faut accepter de prendre des mesures saines pour les temps à venir parce que celles prises pour les temps passés étaient déraisonnables…

Prenons un premier exemple extraordinairement caricatural du débat politique…le monde associatif…tout le monde le sait bien « la gauche adore les associations » quand « la droite les abomine »…

Qui apprécie de baisser les subventions aux associations alors que nous savons tous qu’elles changent notre territoire, portées par les valeurs de progrès et d’égalité qui sont au cœur de notre capacité à vivre ensemble, et qu’elles méritent notre soutien ?

Personne ! Évidemment…mais à un moment donné, la responsabilité politique qui est la nôtre, ce n’est pas de leur chanter que « tout va très bien madame la marquise » mais bien de leur dire que nous sommes collectivement en danger si rien n’est fait maintenant, et qu’après avoir cédé aux sirènes de la gauche qui les entrainaient en réalité par le fond, il faut maintenant traverser une période de bourrasque toujours à cause de la gauche avant de gagner des terres apaisés, cette fois grâce à notre majorité…et c’est tout l’objet de l’abondement de 200 000 € que nous leur apportons et qui viennent en réalité se rajouter à cette extraordinaire mesure du pass permis citoyen que nous devons au président Édouard COURTIAL et au vice-président Olivier PACCAUD…pensez donc plus de 2 000 jeunes se sont déclaré prêts à fournir des forces vives au monde associatif comme je le constate moi-même dans ma ville de Pont-Sainte-Maxence.

Prenons un second exemple superbement caricatural, la solidarité…tout le monde le sait, c’est entendu : la gauche sait mieux que personne s’occuper des plus fragiles et nous, nous sommes les « plus abjects avatars du capitalisme » (je porte toutefois à votre connaissance que selon l’observatoire des inégalités, le nombre de titulaires du RSA a encore augmenté de 200 000 entre 2013 et 2015, soit près de 13 %), aussi je m’interroge : mais qu’est-ce que ça serait si la gauche ne savait pas s’en occuper ?

Et bien c’est une majorité départementale de la droite et du centre qui inscrit, parce qu’elle a regagné quelques marges de manœuvre, 633 000 € supplémentaires au titre des dépenses d’insertion, ce qui permet d’augmenter de 30 % par rapport au budget primitif 2016 le nombre de places financées dans le cadre de l’accompagnement social des bénéficiaires du revenu de solidarité active, d’ajouter 247 000 € pour l’insertion par la formation professionnelle et de remonter les subventions à hauteur de 83 000 € de centres sociaux ruraux car nous sommes bien élus et représentatifs de tous les territoires. Preuve s’il en est que nous ne défendons aucun dogme.

Mesdames et messieurs,

Tout ce que j’ai entendu depuis 4 ans maintenant m’a fait venir à l’esprit une citation dont j’ai oublié l’auteur : « Quand on sait ce qu'on sait, quand on voit ce qu'on voit, on a raison de penser ce qu’on pense… »

Les dépenses de fonctionnement augmentent, n’allez-vous pas manquer de souligner mes chers collègues…et c’est vrai…de près de 1,5 M€…et savez-vous pourquoi ?

Du fait d’un Gouvernement enferré dans tous les conflits comme nul autre auparavant, dont le laxisme fait craquer partout l’Etat de droit et qui a de nouveau fait de l’ouverture des vannes de la dépense publique l’alpha et l’oméga de sa survie politique…et pour permettre bien sûr d’assurer les conditions d’une nouvelle candidature à François HOLLANDE.

C’est vrai que « ça va mieux » pour le président de la République…lui qui ne sait pas dire « non » re-dit maintenant « oui » à tout…il doit être plus en paix avec sa nature, cela ne heurte personne de dire « oui » à tout…mais si cela va mieux pour lui, cela ne va pas aller mieux pour le département qui doit assumer et la mise en place de la loi relative à l’adaptation de la société au vieillissement pour 1 M€ et une première hausse du point d’indice de la fonction publique, y compris la nôtre donc, de 0,6 % pour 400 000€…et c’est évidemment sans compter sur la revalorisation du revenu de solidarité active…et sans les baisses de dotation…

Ce Gouvernement a une capacité inouïe à créer de la dépense et à faire payer les autres…presque ni vu, ni connu…et c’est à nous d’assumer cette déraison, et c’est à nous de mobiliser l’argent des Oisiens, et c’est à nous de justifier des économies que lui nous impose…mais quand il nous impose des dépenses, il nous faut bien restreindre voire sacrifier des initiatives, et donc susciter des mécontentements à sa place.

Et pourtant, encore une fois, autour de Patrice MARCHAND et de Jérôme BASCHER, et à vrai dire de tout l’exécutif, la preuve est démontrée de notre bonne gestion…de notre sincère gestion…il suffit pour s’en convaincre, si l’on sait user des plus et des moins pour ce qu’ils sont, de voir que le delta de 1,5 M€ s’explique par les seules nouvelles dépenses rendues obligatoires par le Gouvernement…Aussi, que le Gouvernement nous laisse gérer notre argent et qu’il s’occupe du sien, cela sera bien assez.

Et pourtant, cette majorité met en œuvre son programme…mieux elle est capable d’inflexions, de réactions comme lorsqu’il s’agit de venir en aide aux sinistrés et des victimes des pluies exceptionnelles qui se sont abattues ces dernières semaines sur notre département en débloquant 100 000 € pour les familles touchées et 300 000 € sur les communes. Et pourtant ce département avance…je ne reviendrai pas sur les mesures annoncées par le président dans son discours pédagogique, complet et efficace (bref c’est du Patrice MARCHAND) mais rappellerai seulement tant elle est emblématique de notre volonté politique herculéenne, de celle qui anime le président Édouard COURTIAL, la reconstruction du collège de Crèvecoeur-le-Grand qui est inscrite depuis 2005…mes chers collègues, certains l’ont rêvé…d’autres l’ont fait, je vous laisse juge de nous situer où bon vous semble…

Mesdames et messieurs,

Cette décision modificative toute technique qu’elle soit est pour beaucoup révélatrice qu’il y avait bien deux destinées probables pour notre département au moment du choix décisif d’avril 2015.

Soit c'était la même gauche percluse de ses chimères et de ses certitudes qui l'emportait à nouveau et notre département sombrait inéluctablement vers le repli et un anonymat indigne de son histoire, de son rang et de son potentiel.

Soit c'était la droite et le centre et le vrai changement était possible et le vrai changement nous l’avons déjà mis en route…

Autour du président Édouard COURTIAL, notre département, c’est bien celui de l’Oise solidaire, de l’Oise protectrice, de l’Oise novatrice, c’est celui de nos engagements sans renoncement, sans marche-arrière, sans trahison et c’est ce qui fait que nous ne l’avons pas seulement sauvé mais que nous lui avons redonné une âme et un destin.

Vive l’Oise ! Vive la République et vive la France !

Je vous remercie.