Je vous re-situe le contexte...Y a des mecs qui buvaient dans la rue...bah, oui, c'est vrai quoi...se pochtronner sur la voie publique c'est a way of life pour certains à Pont-Sainte-Maxence...et comme les degrés dans le sang avaient allégrement atteint les degrés de température, qu'est-ce qu'ils faisaient les gars, hein ? Un feu de palette pour se réchauffer !!! bah oui, c'est vrai...le vendredi 8 juillet à 22 heures quand il fait 25 degrés (il faisait très chaud car nous avons diné dehors avec mon équipe), quand on est bourrés, quand on est dans la rue, et bien on brûle des palettes pour se tenir chaud...comment n'y-ai-je pas pensé ?

Du coup, informé du comportement de ces hurluberlus, j'envoie la police municipale qui en raison du contexte se trouve accompagnée de la patrouille de la gendarmerie nationale et des sapeurs-pompiers...

Bon bien sûr, pour les "gueules à fuel" qui avaient mis le feu, tout était parfaitement normal...pas de quoi appeler les forces de sécurité...sauf que moi je les ai appelés...et qu'il m'est venu une idée...écrire à mon collègue Eric DE VALROGER, président du service d'incendie et de secours de l'Oise, pour lui demander de leur envoyer la facture...je vous laisse découvrir ce courrier :

"Monsieur le président,

Sur ma demande, la police municipale est intervenue le 8 juillet 2016 vers 21 :50 dans le quartier de la Source des moines pour consommation d’alcool sur la voie publique puis de nouveau, sur ma demande, quelques instants plus tard, en appui de la gendarmerie nationale et des sapeurs-pompiers pour un feu de palettes.

La municipalité que je conduis applique en termes de lutte contre les délinquances la « tolérance zéro ».

J’ai la conviction inébranlable que cette ville qui manquait de s’effondrer a besoin d’ordre et que les principes de la République française doivent impérativement être rappelés, y compris avec fermeté.

Les auteurs de ces feux ont clairement été identifiés.

Leurs identités figurent d’ailleurs sur la main courante jointe.

Les poursuites ont été engagées par l’OPAC de l’Oise et par la municipalité.

À tout acte d’incivilité doit correspondre une réaction de la puissance publique.

En complément de ces mesures, je souhaiterais vivement que vous acceptiez d’adresser la facture de cette intervention aux personnes concernées.

Il n’y a pas lieu que ce soit l’argent du contribuable maxipontain qui finance ces comportements dépravés.

Ces abus sont insoutenables et je tends à penser que l’argent est un moteur efficace – le seul peut-être - de prise de conscience.

D’ailleurs, s’ils ont assez d’argent pour boire, ils en auront évidemment pour payer ce qu’ils coutent à la société. C’est bien la moindre des choses que l’on puisse exiger d’eux.

Vous remerciant vivement par avance pour la sollicitude avec laquelle vous voudrez apprécier ma requête, je vous prie d’agréer, monsieur le président, l’expression de ma considération distinguée."

Et je peux vous dire que ce n'est pas fini...le slogan Pont-Sainte-Maxence tu l'aimes ou tu la quittes...je le fais bien bien volontiers...bon forcément, ça déplait...ça me fait beaucoup beaucoup d'ennemis...mais au moins, mes actes sont en cohérence parfaite avec ce que je pense...