Bon, c'est un peu complexe...donc je vais essayer d'être simple...

Pendant 8 ans de 2006 à 2014, la ville de Pont-Sainte-Maxence a employé 8 agents de la CCPOH sur le temps du midi, le temps du midi qui est de la compétence seule de la commune, donc hors compétence périscolaire qui relève elle de la CCPOH.

Ce dispositif a été mis en place sans aucune convention...je n'ose imaginer ce qui se serait passé si un accident était parvenu à un agent ou à un enfant du fait d'un agent...

Cet emploi "abusif" a tout de même coûté "la bagatelle" de 63 000 € par an à la ville de Pont-Sainte-Maxence...ce n'est pas rien quand même...sur 8 ans, cela fait une dette de 504 000 €...vous me direz, cela n'a pas soucié mon prédécesseur qui n'a jamais réglé un centime à la CCPOH...avec des motifs les plus farfelus les uns que les autres...mon prédécesseur qui se trouvait à la fois président de la CCPOH et maire de Pont-Sainte-Maxence ! Le conflit d'intérêt n'est pas simple à gérer...enfin, il aurait pu être simple à gérer s'il avait eu la volonté politique comme nous l'avons eu de résoudre ce point de crispation entre la CCPOH et la ville.

Cet état de fait plaçait donc dangereusement la ville de Pont-Sainte-Maxence dans la plus parfaite illégalité et dans une position de créancière vis-à-à vis d'un tiers...autant dire que ce n'est pas glorieux en termes de droit, ni en termes de réputation...

Les intérêts de la CCPOH étaient mal défendus par son président d'alors qui laissait une créance en suspend à son encontre et les intérêts de la ville étaient mal défendus par son maire d'alors qui l'abandonnait à la plus parfaite illégalité...et je vous passe les discussions qui avaient cours à l'époque, à peine du niveau du "marchand de tapis", peu dignes d'une ville comme Pont-Sainte-Maxence, dans un État de droit.

Accédant aux responsabilités en mars 2014, la CCPOH a, justement, appelé mon attention sur cette dette.

J'entendais bien, avec mon équipe, assumé mes responsabilités en mettant un terme aux errements de l'équipe sortante, et en réinscrivant la ville de Pont-Sainte-Maxence.

Des négociations sérieux et cordiales, pour lesquelles il y a lieu de saluer Christian MASSAUX, son président, Jean-Marc DELHOMMEAU, vice-président aux finances et Christophe LAMY, directeur général des services nous ont permis de réduire considérablement cette dette de 504 000€ à 63 000€ c'est-à-dire que la ville ne s'est acquittée que d'une seule année quand la CCPOH était fondée à lui réclamer 8 années...

Je salue les femmes et les hommes, de tous les bords politiques, qui ont compris la situation grave dans laquelle notre ville avait été plongée par mon prédécesseur, et qui, au-delà des querelles partisanes traditionnelles, ont su se réunir pour assumer collectivement, pour notre ville, une telle décision, celui de la légalité contre celles et ceux qui avaient fait le choix et qui continuaient de faire le choix de l'illégalité.

Je sais ainsi à qui je dis merci et à qui je ne dis pas merci !