Il n’y a pas de grande ville sans sécurité, et c’est ce que nous faisons à Pont-Sainte-Maxence. Dès septembre, nous constituerons de nouveau une équipe mixte associant la police municipale et la gendarmerie nationale pour auditer notre dispositif de 41 caméras déjà déployées. Il s’agira d’apprécier si des failles existent dans notre plan et de les combler très vite. Ces 41 caméras ont déjà fait leurs preuves en permettant l’arrestation de 3 mineurs ou jeunes adultes qui se sont rendus coupables de dégradations sur 36 véhicules.

En 2107 sera aussi déployé le système d’alarme-urgence dans nos écoles et pour les commerces qui souhaiteront y souscrire. Cette alarme qui sera individuelle, portée sur soi, en cas d’agressions ou d’incidents, permettra d’informer la patrouille la plus proche afin qu’elle intervienne dans les plus brefs délais.

Je veux d’ailleurs rendre hommage à la gendarmerie nationale et à la police municipale, toutes deux présentes jours et nuits dans nos quartiers et dans nos rues, et pour les accompagner très régulièrement dans le cadre d’opérations anti-délinquance (y compris cette nuit du 31 décembre dernier), je peux vous assurer que pas une seule de leurs interventions n’est anodine et que les critiques qui peuvent les accabler sont infondées.

Ces femmes et ces hommes de la police nationale, de la gendarmerie nationale, de la police municipale, des sapeurs-pompiers pris pour cible parfois par des imbéciles, par des criminels, font honneur par leur engagement à la République française, ils assurent au quotidien, jusqu’à la mort, sans répit, notre sécurité.

Mesdames et messieurs, Mes cher(e)s ami(e)s,

Vous l’aurez compris, la lutte contre la délinquance reste la priorité absolue de notre mandat. Je ne saurai toutefois me satisfaire des résultats que nous obtenons même s’ils s’améliorent chaque année, et même si la délinquance, est du constat de tous, reportée, hélas, sur les communes alentour en raison de la vidéo-protection.

Il faut toujours aller plus vite, plus fort et plus loin, et un seul fait reste un fait de trop, d’abord pour la victime, même si nous savons tous que le risque zéro n’existera jamais, et d’ailleurs qui vous le promettrait se rendrait coupable de mensonges.

Si quelqu’un a une idée pertinente à me donner qui soit respectueuse des pouvoirs qui sont les mieux dans le cadre du code général des collectivités territoriales et dans le cadre du code pénal, qu’il n’hésite pas à se faire connaître mais pas avec des « y a qu’à » ou des « faut qu’on » qui ne résolvent aucun problème. Mais franchement, je ne crois pas que l’on puisse aller au-delà des mesures que mon équipe et moi-même avons prises en la matière après le renforcement des effectifs, des matériels et des opérations…

Aussi, s’il y a bien un domaine dans lequel il faut aller plus vite, plus fort et plus loin, c’est dans la lutte contre le trafic de drogue.

Vous comprenez donc cette banderole que j’ai fait accrocher ce soir et dans les jours à venir sur le fronton de l’hôtel de ville et qui appelle à la mobilisation de tous car j’ai besoin de vous.

Tout le monde sait ce qui se passe dans nos rues…Sur le quartier de Pompidou, sur le quartier des Terriers, au croisement des rues Charles Lescot et Henri Bodchon, sur la place Polyte, nous voyons les trafiquants échanger les drogues sans se cacher.

Tout le monde sait ce cortège de voitures, souvent aux vitres teintées, aux plaques d’immatriculations identifiées, stationnées ici au bas du quartier de Pompidou, là du quartier des Terriers, ou encore devant tel ou tel café du centre-ville.

Sachez que ce qui est insupportable pour vous est insoutenable pour moi.

Il nous faut maintenant dénoncer ces individus qui trafiquent au vu et au su de tous et c’est ce que je vous propose de faire.

Ici, à Pont-Sainte-Maxence, les règles de la République française doivent s’imposer à tous, et il faut harceler cette racaille, il faut qu’elle comprenne qu’elle n’a pas droit de cité ici.

Racaille, je sais bien que le mot a choqué – à tort -, je sais bien que le mot va choquer…mais je l’utilise à dessein…je dis les choses comme je les ressens sans me cacher, sans trembler parce qu’un responsable politique n’est pas déconnecté des réalités, il les vit exactement comme ses concitoyen(ne)s, je les vis exactement comme vous, parce qu’il vit et habite au milieu d’eux parce que je vis et habite au milieu de vous.

Votre effroi, je le partage, votre dégoût, je l’éprouve, la justice, je la réclame.

Comment, en effet, appeler celles et ceux qui vivent du trafic de drogue, qui vendent cette drogue mortifère à nos enfants, qui dès 10 heures attendent les clients dans des voitures ou dans des allers retours incessants au pied des immeubles, dans les recoins du centre-ville, pour gangrener notre ville, et dont nous savons précisément qui ils sont, où ils sont, comment ils font ?

Sachez que moi-même, j’ai déjà, à de multiples reprises transmis toutes les identités précises, les lieux, les véhicules, les modes opératoires à la justice et que je n’ai de cesse de demander des interpellations et des condamnations fermes.

Comment comprendre que les forces de gendarmerie nationale et de police municipale concentrent leurs énergies pour arrêter et que le lendemain, quand ce n’est pas le soir même, la personne mise en cause se retrouve dehors, et recommence son commerce criminel en se moquant de ces mêmes forces de l’ordre, en méprisant les lois et finalement en piétinant la République française ?

Vous ne le comprenez pas et je ne le comprends pas non plus.

Je suis moi-même révolté, j’ai moi-même la nausée.

C’est dans nos rues que cela se passe ! Comment expliquer que tel individu soit interpellé avec de la cocaïne, du cannabis, 527 € et une balance pour la répartition des drogues le samedi soir à 18 heures, placé en garde à vue et reprenne son trafic le lundi matin dès 10 heures devant un café du centre-ville ?

Comment expliquer que tels individus après avoir été surpris dans un mobil-home à cultiver et conditionner du cannabis et qu’ils soient laissés en liberté ?

Comment expliquer que dans le centre-ville, on assiste à une valse de véhicules, y compris de la région parisienne, dont les occupants viennent échanger la drogue et que l’on ne fasse rien ?

Est-ce au maire d’aller les arrêter ? Et si oui, après son impuissance constatée, après ses propos larmoyants sur les droits de l’homme, après toutes les raisons du monde qu’elle me donne toujours pour ne jamais agir, est-ce que la justice veut aussi avoir la mort d’un maire sur la conscience parce que lui aurait agi ?

Des exemples accumulés, j’en ai à foison depuis que je suis maire. Voilà la réalité !

Mais qu’est-ce que la justice attend ? Pourquoi n’agit-elle pas ? Veut-on faire de Pont-Sainte-Maxence une ville sacrifiée comme tant sur notre territoire qui concentrerait toutes les misères sur lesquelles on fermerait les yeux pour mieux s’ébaubir devant d’autres villes qui concentreraient elles toutes les attentions ?

Si quelqu’un peut l’expliquer, moi, je ne l’explique pas…et j’exige que la justice se rende sans faillir car c’est toute la société qui s’ébranle dangereusement.

Et je ne peux plus me satisfaire des formules pleines d’illusions…cela fait 30 mois que j’entends toutes les variantes du « rassurez-vous monsieur le maire, on va les interpeller bientôt » ou encore « on va les arrêter prochainement », une autre version « l’opération est imminente » ou celle-là encore « l’action est proche »…Et cela se termine souvent pas « ben, on n’a pas pu »…et la racaille, elle, est toujours en liberté…Il y a celle-là que j’aime bien aussi « vous comprenez, on attend le gros bonnet ! »…Franchement, qui imagine Pablo Escobar à Pont-Sainte-Maxence…Ce qui pourrit notre quotidien, qui crée un sentiment d’insécurité, qui empoisonne notre environnement, qui nous inquiète pour nos enfants, ce n’est pas Pablo Escobar, c’est bien la racaille de quartier…c’est celle-là qu’il faut aller harceler jour et nuit.

Sachez que je n’ai absolument aucune empathie, aucune compassion à l’endroit de ceux qui s’adonnent à tous les trafics et je souhaite de toutes mes fibres que ces individus soient mis hors d’état de nuire. Je dis bien « hors d’état de nuire »…et je pèse mes mots.

Je leur souhaite le pire judiciairement parlant, voilà ma vérité !

La République française ne doit avoir aucune pitié pour ceux qui n’ont aucune pitié pour la République française, voilà ma vérité !

Je suis un maire entré en guerre contre le trafic de drogue, voilà ma vérité !

Mais, cela n’a que trop longtemps duré, cela ne peut plus durer…je n’attendrai plus…

Ce qui se passe, c’est une insulte à la République française, c’est une insulte à Pont-Sainte-Maxence, c’est une insulte à l’honnête citoyen auquel, lui, rien n’est jamais épargné…et sachez que je ne laisserai pas tomber notre ville comme d’autres ont laissé tomber les leurs. Ni les insultes, ni les menaces ne me feront taire et ce n’est pas à moi de baisser le regard dans une rue de notre ville.

Je me battrai de toutes mes forces pour que notre ville ne soit pas l’otage de cette racaille…je mettrai toute mon énergie pour que la justice donne l’ordre de les traquer, de les interpeller et de les enfermer.

J’assumerai toutes mes responsabilités mais je n’assumerai pas celles de la justice. C’est à elle de vous rendre des comptes, pas à moi !

Le maire n’est pas un juge et croyez-moi, je le regrette car j’appliquerai alors le code pénal en ligne droite, sans humanité, ni charité.

Les textes existent, il faut les appliquer dans toute leur rigueur.

C’est en prison qu’il faut mettre cette racaille, et pour la redresser, pas pour qu’elle joue à la Playstation, pas pour qu’elle continue son trafic depuis sa cellule sur son téléphone, pas pour qu’elle regarde le football sur Canal plus ou Bein, pas pour qu’elle y fasse du sport !

Aussi, le 28 janvier prochain, dès 14 heures en mairie avec tous les élus, avec Éric WOERTH et Édouard COURTIAL qui seront présents, je vous donne rendez-vous pour occuper les lieux de trafic que nous connaissons tous, pour reprendre le terrain perdu, pour leur crier que nous savons qui ils sont, pour leur hurler qu’ils n’ont pas leur place à Pont-Sainte-Maxence, pour leur gueuler que nous sommes plus forts qu’eux.

Ici c’est Pont-Sainte-Maxence, et à Pont-Sainte-Maxence, c’est la loi de la République française qui s’applique et pour cela j’ai besoin de vous(...).